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Peuples autochtones

Peuples autochtones

Introduction

Ces dernières années ont connu des avancées significatives dans la prise de conscience et l’action internationales en faveur des préoccupations et des droits des peuples autochtones, notamment avec l’adoption décisive de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones en 2007.

Le Haut Commissariat a joué un rôle déterminant dans ces développements, et les questions autochtones tout comme la mise en œuvre de la Déclaration sur les Droits des Peuples Autochtones restent prioritaires pour le Haut Commissariat.

Le Haut Commissariat a participé activement au Groupe d’appui inter-organisations sur les questions autochtones, notamment pour le lancement des Directives du Groupe des Nations Unies pour le développement relatives aux questions autochtones, et a organisé des formations sur les questions relatives aux autochtones destinées aux équipes de pays des Nations Unies et son propre personnel présent sur le terrain.

Le Haut-commissariat a également poursuivi son action de renforcement des capacités des peuples autochtones, notamment au moyen de son programme de bourses d’études au profit des représentants autochtones, qui existe en quatre langues. Par ailleurs, le Haut-Commissariat assiste le Comité d’Administration du Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les populations autochtones, composé de cinq représentants autochtones. Le Fonds assiste les représentants de communautés autochtones et d'organisations de populations autochtones à participer aux sessions annuelles du Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones et de l’Instance Permanente sur les questions autochtones.

Par ailleurs, le Haut-commissariat assiste également le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des populations autochtones, et fournit un appui au nouveau Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones, notamment en organisant ses sessions annuelles. Après la première session de ce mécanisme, le Haut-commissariat a organisé un atelier ouvert à tous dont l’objet était de contribuer à l’étude que le Mécanisme a entrepris sur le droit des peuples autochtones à l’éducation, qui a été soumise au Conseil des droits de l’homme en Septembre 2009.

Le Haut- Commissariat mène une série d’activités par pays ou au niveau régional en faveur des droits des peoples autochtones. Il appuie les initiatives législatives et poursuit un travail thématique sur des questions telles que l’impact des industries d’extraction et les droits des peuples autochtones isolés.

 

- Qui est autochtone ?

 

uels groupes ethniques peuvent être qualifiés d’autochtones ou se ranger d’eux-mêmes dans cette catégorie ? La question fait continuellement l’objet de controverses. Au bout du compte, tous les débats reviennent toujours à la définition de travail formulée par l’avocat et diplomate équatorien José Martínez Cobo, dans une étude qui lui confièrent les Nations Unies dans les années 70 au sujet de la discrimination des populations autochtones.

Elle se base sur une imbrication de critères objectifs et une auto-identification subjective. Parmi les points communs aux groupes autochtones, Martínez Cobo compte les expériences historiques du colonialisme et de la conquête, la différence culturelle vis-à-vis de la société nationale majoritaire, ainsi que la marginalisation et l’état de sujétion subis à notre époque. L’autochtonie ne va donc pas nécessairement de pair avec un mode de vie particulier.

On s’est souvent demandé, au sein des milieux académiques comme parmi les activistes ou lors de forums internationaux spécialisés, si le concept d’autochtonie ne pouvait pas être défini de façon plus explicite. Les États asiatiques et africains, en particulier, ont constamment refusé de reconnaître comme autochtones les minorités ethniques présentes dans leurs frontières nationales. Dans les États multiethniques ayant succédé aux empires coloniaux européens, aucun groupe particulier ne devrait prétendre à un statut spécial, se justifie-t-on.

Mais les organisations autochtones actives sur le plan international n’ont pas permis qu’on se serve des uns contre les autres, et ont insisté sur le critère décisif de l’auto-identification. Cela signifie, d’une part, que des groupes collectifs ont le droit de se considérer eux-mêmes comme autochtones et, d’autre part, qu’ils peuvent déterminer comment l’appartenance individuelle au groupe est définie.

Tout comme la « nation », l’« ethnie », la « religion » ou la « race », l’autochtonie doit être comprise comme une construction sociale. Ce qu’elle a de particulier, c’est d’être accompagnée, depuis 50 ans, par un changement de perception aux implications profondes. Des concepts tels que ceux d’« indios », « Indiens » ou « Aborigènes », pour autant, continuent de nombreux points de vue d’être utilisés de façon négative, et sont toujours associés à des idées d’arriération et de primitivité.

Au sein d’instances politiques nationales et internationales, les activistes autochtones ont su transformer ces rôles historiquement attribués en un contre-discours antihégémonique efficace, duquel ils dérivent leurs revendications. Ce discours est peut-être essentialiste, mais il révèle une grande efficacité et capacité de mobilisation. Mais avant tout, il permet d’étendre les débats à des thèmes globaux tels que l’écologie et le développement. Les groupes autochtones apportent à ces débats des systèmes de valeurs alternatifs, même si les rôles qu’on leur attribue à titre de « protecteurs de la Terre » relèvent parfois d’une certaine idéalisation de la réalité.

[Source : INKOTA, Jochen Kemner, traduit de l'allemand par P. Bapst]

 

Le Président de l'Asso

Mr.Djellal Tayeb

 

 

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